La préservation du patrimoine documentaire, ou l’amnésie du monde francophone belge


l'AAFB attire l'attention du monde politique francophone depuis de nombreuses années sur l'importance de la gestion et préservation de l'information et de ses enjeux notamment identitaire.


Rappelons-nous, le cas de la scission de l'Université catholique de Louvain et la création d’une ville nouvelle : Louvain-la-Neuve. En marge de ce « transfert en ambulance » de l’université, la question des collections des archives et bibliothèques constitua un point central. Ce patrimoine documentaire fut le dommage collatéral des joutes politiques et nationalistes, et les conséquences quant à sa gestion ou son accès se font encore sentir actuellement.


Les évènements actuels semblent converger vers une nouvelle situation similaire, cette fois non plus à l’échelle d’une institution, mais de notre pays tout entier. En effet, une récente publication sur le site des Archives de l’État a attiré l'attention de l'AAFB. Le 16 novembre 2021, un accord de coopération est annoncé entre les Archives de l’État et le Gouvernement flamand couvrant les matières archivistiques des pouvoirs locaux du nord du pays. Si nous nous réjouissons d’une collaboration entre institutions ayant pour but une meilleure préservation du patrimoine archivistique, nous nous inquiétons toutefois de cette démarche qui pose énormément de questions. Outre cet accord qui tend à contourner dans les faits un précédent arrêt de la Cour constitutionnelle, l’AAFB craint une manœuvre subreptice de démantèlement ou d’accaparement de la préservation de la mémoire belge et flamande.


Pour l'intégralité de notre carte blanche :


2021- AAFB-Préservation-documentaire-VF
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