Archivistes

La septième édition du Digital cleanup day s’est tenu la semaine du 16 au 21 mars dernier. L’objectif de cet évènement de sensibiliser à l’empreinte environnementale du numérique. Partout sur le globe, chacun est invité à participer ou proposer des actions sur cette thématique : nettoyage de données numériques (stockées en local, sur les clouds ou les boîtes mails) ou recyclage d’équipements numériques pour leur donner une seconde vie.

En novembre 2025, dans le cadre de notre campagne « Archivistes, héros et héroïnes de notre société », nous invitions le secteur des archives et de l’information à y participer avec nous. À notre échelle, nous avons proposé à nos collègues de bureau (Incidence, fédération de la créativité des arts en amateur et Association des professionnels des bibliothèques francophones de Belgique) un nettoyage et un archivage des boîtes mails.

Le jour J, nous nous sommes retrouvés à 7. Après un déjeuner en équipe (toujours plus facile de travailler après un bon café et quelques croissants), nous avons eu l’occasion de travailler deux heures sur cet archivage et nettoyage.

Au départ, nous avons remis un cadre autour de cet évènement. Nous avons ainsi proposé quelques explications et questionnements à nos collègues : pourquoi faut-il supprimer ces mails : qu’y gagne-t-on personnellement mais aussi quel impact écologique de la suppression ? Qu’est que réellement l’archivage d’un mail : en quoi ça consiste et comment ça se réalise ? Que peut-on faire d’autre pour diminuer son empreinte environnementale autour de l’utilisation de sa boite ?

Une fois ces échanges réalisés, nous sommes passés à l’action : les mains sur le clavier et la souris ! Quels furent nos résultats ? Sur les 16054 mails initiaux (19,74 Go), l’équipe a archivé ou supprimé 7169 mails (10,92 Go). De plus, certains ont regardé aux newsletters et notifications qu’ils recevaient et s’y sont désabonnés. Ces traitements, selon une estimation basée sur l’étude de NégaOctet (2021), représentent un impact de 2,14 CO₂ évités par an. Pour donner une équivalence, cela représente :

Néanmoins, le plus important ne fut pas l’archivage des mails mais la demande et l’impact sur nos collègues. À peine l’atelier achevé, ils en demandèrent de futurs à l’avenir : à nouveau sur leur boite mail mais aussi sur leur cloud. Cela a donné le goût du tri et de l’archivage aux participants ! Nous espérons ainsi en proposer d’autres à l’avenir au sein de Tomoé.

Et vous, avez-vous participé ou proposé une action à vos collègues pour cette semaine du Digital Cleanup day ?


Pour en savoir plus sur le Digital Cleanup day, nous vous renvoyons vers notre précédent article.